La PJ de Versailles arrête Carlos, le meurtrier d'un couple d'octogénaires
Il vivait, d’après ses voisins, « comme un marginal ». Carlos, 41 ans, a été mis en examen, hier, pour meurtre en récidive et écroué dans la foulée. L’homme est accusé d’avoir tué, le 4 novembre, un couple d’octogénaires résidant à Viry, Renée et Mathieu Campana, avant de mettre le feu à leur maison.
A Athis, où il était hébergé depuis quelques mois dans une pièce exiguë dans l’arrière-cour d’un immeuble, l’affaire ne surprend pas. « On voyait bien qu’il n’était pas serein, témoigne un voisin. Dans le voisinage, il s’était brouillé avec tout le monde. Pour une broutille, il a mis le feu aux marches de l’escalier d’une voisine. »
L’homme, maçon, vivait de travaux au noir. Il y a un an, Carlos avait installé des dalles dans le jardin des Campana. Il a expliqué aux enquêteurs être venu chez eux le 4 novembre afin de récupérer les 1 000 € qu’ils lui devaient, selon lui. Ses explications restent floues sur la suite, car il avait bu.
Une chose est sûre, le couple a été ligoté, bâillonné et a reçu des coups de dague dans la tête et le dos. Carlos s’est débarrassé de l’arme, qu’il a affirmé porter en permanence sur lui une façon de nier la préméditation.
L’homme, de nationalité portugaise, a justifié son problème avec l’alcool en disant se sentir seul, sa famille étant restée dans son pays natal. Pour autant, il s’occupait bien de ses deux fils, qu’il voyait régulièrement. C’est d’ailleurs en leur compagnie qu’il a été arrêté mercredi, à l’issue d’une planque menée par la police judiciaire de Versailles.
Dans les jours suivant le drame, les enquêteurs ont recueilli un faisceau d’indices grâce à une minutieuse enquête de voisinage. Carlos avait été vu en train de jeter des choses dans un bassin, en l’occurrence les clés des Campana. Il avait également été identifié grâce aux caméras d’une banque où il avait retiré 500 € avec les cartes du couple défunt.
Il risque la perpétuité. Et devrait, s’il est reconnu coupable, écoper d’une peine plancher d’au moins quinze ans de prison.
(Le Parisien)
Publicité