Versailles en lice pour accueillir les reserves du musées parisiens

Publié le par Cyriaque

Guyancourt, Versailles et Jouars-Pontchartrain font partie des quinze sites candidats  pour accueillir les réserves des plus prestigieux musées parisiens. Actuellement entreposés en bordure de Seine, ces chefs-d’oeuvre appartenant au Louvre et à six autres musées Orsay, Arts décoratifs, Orangerie, Quai Branly, Picasso et Ecole nationale supérieure des beaux-arts sont à la merci d’inondation en cas de crue centennale.

Le ministère de la Culture a décidé de créer un centre de conservation, de recherche et de restauration des patrimoines en Ile-de-France. Objectif : mettre à l’abri ces trésors nationaux.

Pour cela, il a besoin d’un espace de 86 000 à 149 000 m 2 . Sur cette superficie, 70 à 80 % permettront de stocker les oeuvres d’art. Le reste sera divisé en plusieurs pôles : un espace de restauration, un autre dédié à des laboratoires de recherche. Enfin, toute une partie sera ouverte au public avec un lieu pour les conférences, les colloques, les expositions et les activités de formation. Au total, 200 à 250 personnes travailleront en permanence sur ce site. S’y ajouteront entre 50 et 100 restaurateurs selon les chantiers. Le comité de sélection devrait remettre son rapport à Christine Albanel courant décembre. La ministre de la Culture devrait annoncer le site retenu en janvier 2009.

- Guyancourt. La communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a proposé le site occupé il y a encore quelques mois par Thales Optronic à Guyancourt, à proximité du Golf national et du Technocentre. Planté sur un terrain de plusieurs hectares, il se compose d’un bâtiment de 38 000 m 2 , imaginé par Enzo Piano, l’auteur du Centre Pompidou. « Pour Guyancourt et Saint-Quentin, accueillir les réserves, notamment du Louvre, offre un rayonnement national, assure le maire PS, François Deligné. Si ce n’est pas le Louvre, nous disposerons des mêmes atouts pour accueillir d’autres activités. »

- Versailles. Ici, ce n’est pas la ville qui se porte candidate, mais un promoteur privé, qui propose également un autre site en région parisienne.

- Jouars-Pontchartrain. Marie-Laure Roquelle, maire (SE) de cette commune de 4 624 habitants, imaginait très bien ce centre de conservation dans le château de Jouars, agrémenté d’un parc de 76 ha. Seulement, cette offre a apparemment déjà été écartée par le ministère de la Culture. Depuis, l’édile ne décolère pas. « Un courrier m’a informée que la candidature de la ville était écartée car le site est à plus de soixante minutes de Paris. Je pense que c’est une fausse réponse. Nous n’avons même pas été entendus par la commission », souligne la maire, qui a adressé la semaine dernière un nouveau courrier au ministère de la Culture.
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Publié dans Apartés

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