Un petit vélo dans la tête
Tout petit, déjà, Loïc Blanche sillonnait les rues d'Antony pendant des heures, à bord de son vélo Bmx (appelé bicross, dans les années 70) acheté par son père.Le virus du vélo est contagieux, tous les enfants de son age se donnaient rendez vous pour dévaler et remonter cette grande rue. De cette impasse Maurice Brouart à Antony, sortiront tout de même, parmi ses copains de l'époque des champions de cyclisme sur route.
Loïc suivra, quant à lui, une pente plus classique, car après après des études en école de commerce à Paris, il rejoindra l'équipementier automobile PSA pour travailler en concession et dans un service de pièces détachées.
Il décidera de prendre un virage en vivant de sa passion, le vélo: C'est à Versailles (rue du Vieux Versailles) qu'il a décidé il y a quelques semaines de proposer des marques tout à fait originales, se distinguant nettement des modèles formatés et anonymes de la grande distribution. Afin de s'offrir un vélo détonnant, qui ne sera pas celui de Monsieur Tout le Monde.
Après avoir soigneusement étudié le marché, Loïc penche et choisit de distribuer des vélos américains; les marques « Nirve » et « Electra », pour l'essentiel. Car pour un prix raisonnables (de 300 à 600 euros), ceux ci s'avèrent à la fois confortables, simples, en un mot bien pensé. Il faut reconnaître que depuis E.T et son vélo avec selle-banane, nos cousins américains sont de vrais fondus de vélos personnalisés.
Les premières réactions, lors de l'exposition des vélos ne se sont pas fait attendre: Loîc constate qu'à chaque fois que le passant croise du regard un vélo exposé au dehors, un large sourire fleurit en bouche.
Il constate , par contre, que si le versaillais adore le vélo, et qu il s'émerveille des modèles peu courants, il va , au moment du choix, rester plus classique.
Les vélos rouge, avec des fleurs, attirent le regard, mais ne sont pas les plus achetés. Loïc est aussi régulièrement témoin de réaction émerveillés de la part des enfants:
Il y a quelques jours un petit bonhomme de 3 ans harponnait sa maman, clamant qu'il voulait absolument posséder le « vélo-feu » , un modèle constellé de vives flammes rouge et or.
Quant aux adolescents du lycée Hoche, s'ils salivent devant les modèles, ils n'ont pas encore franchi, eux aussi le pas: Pas si anticonformistes que cela, notre jeunesse versaillaise ?
Enfin, Loïc Blanche rêve de pouvoir lancer de façon régulière des randonnées à vélos, pour sillonner les villes avoisinantes.
Affaire à suivre...