Les "anti-F1" manifestent

Publié le par Arno

Tous les opposants au projet de circuit de Formule 1 promu par Pierre Bédier, le président UMP du conseil général des Yvelines, manifestent aujourd’hui, à 14 h 30, sur le site retenu, entre Flins et Les Mureaux.

Le collectif baptisé Flins sans F 1 est composé des municipalités de Juziers et de Mézy mais aussi d’Attac 78, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), des Verts d’Ile-de-France, du Groupement des agriculteurs biologiques et d’une trentaine d’associations. Des élus locaux se joindront également à la mobilisation. La commune de Mézières-sur-Seine devrait annoncer la semaine prochaine qu’elle rejoint le camp des anti-F 1.

En revanche, la communauté de communes Seine Mauldre (Aubergenville, Aulnay-sur-Mauldre, Bouafle, Flins-sur-Seine et Nézel) vient de se positionner en faveur de la F 1. Pierre Bédier souhaite bâtir un circuit capable d’accueillir le Grand de Prix de France, à la place de Magny-Cours (Nièvre), en 2011. Il serait couplé à un pôle de recherche consacré à l’automobile. Corinne Lepage, avocate des communes de Juziers et de Mézy, fait le point sur les recours.

Où en sont les recours engagés par les communes riveraines du site ?
 
Corinne Lepage:
Nous avons déposé un recours gracieux auprès de la préfecture, la réponse doit être donnée avant fin février. Si nous ne sommes pas entendus, nous saisirons le tribunal administratif. Dans ce cas, mon argumentation se fera à la fois sur le fond et sur la forme. Sur la forme, il n’y a eu aucune consultation et on peut se poser la question de la motivation des ZAD (zones d’aménagement différé). Sur le fond, ce projet est très surprenant par les temps qui courent. Vous pensez que ce circuit ne va pas dans le sens de l’histoire ? Ce projet est loin de faire l’unanimité. Même certains syndicats de Renault y sont opposés. Ce projet de circuit de F 1 est d’un autre siècle et ses promoteurs raisonnent encore comme au XXe siècle. Sur ces terres, il devait y avoir de l’agriculture bio. C’est l’économie d’hier qui veut prendre le dessus sur celle de demain.

Comment jugez-vous la mobilisation des opposants ?
Au niveau de la loi, en théorie, si un acte est illégal, qu’il y ait un plaignant ou dix, c’est la même chose. En pratique, on sait bien que plus la mobilisation sera grande, plus il y aura de chances d’être entendu et que le tribunal se prononce pour « une erreur manifeste d’appréciation ». Le dossier est très solide. En face, je crois surtout qu’il y a un président du conseil général des Yvelines qui est très attaché à ce projet et qui est surtout très pressé.

"Le Parisien"
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Publié dans La Belle Eveillée

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