Charles-Emmanuel se fâche tout rouge
Ci dessous un article très caustique de Bernard Hasquenoph de "Louvre pour tous", qui évoque la réaction outrée du prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme au sujet de l'expo Koons :
"SURRÉALISTE OU RIDICULE ? Nous autres simples sans-culottes chez qui ne coule aucun sang royal dans les veines ne pouvons sans doute pas comprendre. Ce qui ressemble à première vue à un canular dadaïste est pourtant on ne peut plus sérieux.
Le 18 novembre, Son Altesse Royale le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, 47 ans, chef de famille et d’entreprise logeant en la bonne ville de Versailles - "descendant en droite ligne de Louis XIV et de Marie-Antoinette" mort pour l’un il y a deux cent quatre-vingt-treize ans et pour l’autre deux cent quinze -, adresse au président de la République en son Palais de l’Elysée une missive fleurs de lyssée, lui donnant du Cher Nicolas des plus amicaux [1], pour le sommer de faire cesser sur-le-champ le "trouble manifeste et l’atteinte aux droits moraux de [ses] aïeux" que constitue l’exposition Jeff Koons... démarrée deux mois plus tôt au château de Versailles.
Si le prince - charmant au demeurant quand il s’exprime à la radio - s’est tu jusque là, c’est qu’au départ, il a jugé l’exposition amusante, même "assez drôle" bien que "se demandant ce qu’elle faisait là". C’est en prenant par la suite connaissance des intentions inavouables de l’artiste, qu’il en a été "dérangé".
Puis, à l’annonce de sa prolongation de trois semaines, pendant les fêtes de Noël, là il s’est insurgé. Donc, d’ici le 14 décembre - il l’a écrit au président s’étonnant de ne pas avoir encore obtenu de réponse - s’il n’obtient gain de cause, Monseigneur menace d’engager "une procédure contre l’organisation responsable" sous forme d’un référé.
On croit rêver. Jean-Jacques Aillagon, maître du palais royal au nom de la République, doit sûrement trembler à cette heure dans la crainte de recevoir une lettre de cachet.
Son Altesse ne serait-elle pas mal conseillée ? "
La suite de cet article est à l 'adresse suivante:
http://www.louvrepourtous.fr/Jeff-Koons-Versailles-et-la-colere,135.html
"SURRÉALISTE OU RIDICULE ? Nous autres simples sans-culottes chez qui ne coule aucun sang royal dans les veines ne pouvons sans doute pas comprendre. Ce qui ressemble à première vue à un canular dadaïste est pourtant on ne peut plus sérieux.
Le 18 novembre, Son Altesse Royale le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, 47 ans, chef de famille et d’entreprise logeant en la bonne ville de Versailles - "descendant en droite ligne de Louis XIV et de Marie-Antoinette" mort pour l’un il y a deux cent quatre-vingt-treize ans et pour l’autre deux cent quinze -, adresse au président de la République en son Palais de l’Elysée une missive fleurs de lyssée, lui donnant du Cher Nicolas des plus amicaux [1], pour le sommer de faire cesser sur-le-champ le "trouble manifeste et l’atteinte aux droits moraux de [ses] aïeux" que constitue l’exposition Jeff Koons... démarrée deux mois plus tôt au château de Versailles.
Si le prince - charmant au demeurant quand il s’exprime à la radio - s’est tu jusque là, c’est qu’au départ, il a jugé l’exposition amusante, même "assez drôle" bien que "se demandant ce qu’elle faisait là". C’est en prenant par la suite connaissance des intentions inavouables de l’artiste, qu’il en a été "dérangé".
Puis, à l’annonce de sa prolongation de trois semaines, pendant les fêtes de Noël, là il s’est insurgé. Donc, d’ici le 14 décembre - il l’a écrit au président s’étonnant de ne pas avoir encore obtenu de réponse - s’il n’obtient gain de cause, Monseigneur menace d’engager "une procédure contre l’organisation responsable" sous forme d’un référé.
On croit rêver. Jean-Jacques Aillagon, maître du palais royal au nom de la République, doit sûrement trembler à cette heure dans la crainte de recevoir une lettre de cachet.
Son Altesse ne serait-elle pas mal conseillée ? "
La suite de cet article est à l 'adresse suivante:
http://www.louvrepourtous.fr/Jeff-Koons-Versailles-et-la-colere,135.html
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