Papirius et sa mère
Je reprend ici une partie d'une chronique qu'anime Alexandre Maral, conservateur chargé des sculptures du Château de Versailles, et paru dans "Toutes les Nouvelles" du 16 juillet:"Avec une tendresse qu'expriment le mouvement des bras et la douceur du regard, une femme romaine s'apprête à embrasser son garçon.
Désignée au 18ème siècle comme le groupe allégorique de "la paix des Grecs", cette sculpture fut aussi interprétée comme la représentation d'une anecdote célèbre s'étant déroulée dans l'enceinte du Sénat de Rome:
Le jeune Papirius, exceptionnellement autorisé à assister à une séance avec son père, est en train de déjouer la curiosité de sa mère, à qui il répond avec humour que le débat a porté sur la question de savoir s'il valait mieux pour l'Etat qu'un homme ait deux femmes ou une femme deux maris.
Objet de commande de Louvois, surintendant des Bâtiments du Roi, ce groupe de marbre de deux mètres de hauteur fut sculpté entre 1684 et 1688 par le sculpteur Benoit Massou, puis à la mort de celui-ci par Martin Carlier et Michel Mosnier."
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