Pourquoi un tel "tsunami" ?

Pour reprendre l'expression des "Nouvelles de Versailles", comment expliquer le "tsunami" De Mazières au premier tour ?
Je pense que l'effet "bouche à oreille" a été déterminant. Versailles est une ville où l'on se parle beaucoup, où le tissu associatif est dense.
François de Mazières a démarré sa campagne très tôt, a été celui qui a fait le plus de réunions publiques, bref a été au contact de ses concitoyens, sans ménager ses efforts et sa peine, durant les deux derniers mois.
Cette qualité d'écoute a certainement fait la différence.
Il a porté le débat sur le terrain des idées, a été celui qui a lancé le plus de projets, ses adversaires tentant de rattraper le train en marche.
Lorsqu'il a été amené sur le terrain des coups bas, des polémiques, il s 'est défendu, mais n'est pas allé sur cette approche. Cette attitude digne a aussi, je pense, convaincu les versaillais, qu'il avait en face d'eux un homme politique solide et intègre.
Son programme bien structuré, cohérent, a suscité de fortes adhésions. François de Mazières a réussi le paradoxe d' incarner un nouveau souffle, une volonté de faire avancer les choses, tout en sachant rassurer sur sa capacité à maintenir les grands équilibres, la qualité de vie, à laquelle sont attachés les habitants de Versailles.
Aurait-il une botte secrète ?
Ceux qui ont pris le temps d'aller l'écouter, ont, je pense, été frappé de voir à quel point François de Mazières est profondément attaché à sa ville. J''irai même jusqu'à parler de passion. Et d'une passion contagieuse. Le courant est manifestement très bien passé entre les Versaillais et François de Mazières.
N'oublions pas un autre talent majeur: Celui de savoir motiver ses troupes: Les partisans, qui ont tracté, relayé son message, sans ménager leurs efforts, ont été particulièrement engagés, convaincants.
Les deux cents "moines-soldats" provenant des bénévoles du Mois Molière ont constitué des troupes enthousiastes et pleine d'ardeur, qui ont créé cette dynamique puissante, qui a pris de plus en plus d'ampleur, tout au long de la campagne.
Alors, gagné ? N'oublions pas qu'il y a un second tour.
L'enjeu sera de donner une majorité suffisamment forte pour que François de Mazières ait les coudées franches pour mener à bien tous ses projets.
Et puis, tous ceux qui ont entouré François ne méritent-ils pas aussi, de sièger au conseil municipal ;-) ?
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