Réaction de François de Mazières sur son projet de salle de spectacle
Réponse indignée de FDM (extraits, version exhaustive sur son blog):
"Je tiens d’abord à souligner combien je suis choqué de la manière dont Bertrand Devys a attaqué notre projet de salle de spectacle derrière les grandes écuries. Il a en effet brandi un document en affirmant que le terrain à l’arrière des grandes écuries n’était pas constructible sauf à payer 13 M€ à l’Etat, une somme énorme, qui sur le moment a légitimement provoqué un moment de réprobation du public.
Cette information est fausse. Le protocole de vente précise, je cite, que : « l’acquéreur devra verser à l’Etat un complément de prix correspondant à la surface de planchers hors œuvre égale à 1100€ par mètre carré, indexé sur l’indice INSEE du coût de la construction (soit 1 400 € en 2008)".
Le projet de notre liste est la construction d’une salle de spectacle de 400 places (un équipement qui suivant le programme pourrait tourner autour de 1 500 mètres carrés), le reste serait un jardin et n’entrerait pas dans l’assiette du calcul de ce complément à verser à l’Etat.
Le plus choquant dans cette affaire est que le journaliste des Nouvelles de Versailles m’a appelé dans la journée de lundi en disposant de documents, dont certains confidentiels que je ne pouvais personnellement détenir, venaient de la mairie pour l’inciter à croire ces contre-vérités.
De tels procédés en disent long sur la volonté de dénigrement systématique et l’utilisation du personnel de la ville pour un candidat. Elles sont pour moi, au service de l’Etat depuis 20 ans, contraires au sens du service public et de la morale la plus élémentaire.
Faisant écho de cette polémique, les Nouvelles de Versailles placardées dans toute la Ville titrent en première page : « Devys accuse Mazières de mensonge », le gros titre de l’article en page 17 citant Devys entre guillemets « Une salle de spectacle parking de l’Europe ? Impossible ! ».
Soyons clairs : non seulement, ce terrain peut faire l’objet de construction et le mot d’impossible est, lui, effectivement un mensonge de la part de Bertrand Devys - comme peuvent le confirmer les services de l’Etat compétents - mais la somme à débourser pour notre salle serait, si on applique le protocole de vente de 2004, de l’ordre de 1,5 à 2 M€.
Mieux encore, s’agissant d’un accord conventionnel avec l’Etat destiné à préserver le site d’opérations immobilières, j’engagerai immédiatement, si je suis élu maire, une nouvelle négociation pour obtenir une baisse de ce montant, justifiée par le fait que nous construirons un équipement public sans vocation commerciale.
Je ne doute pas que les journalistes des Nouvelles de Versailles soient suffisamment professionnels pour, dès la semaine prochaine, me donner la parole dans les mêmes conditions de visibilité et qu’ils rétablissent, après enquête, la vérité.
Tant d’attaques médiocres détournent malheureusement les électeurs des vrais sujets d’avenir pour Versailles.
Revenons au débat de fond, le seul intéressant, celui qui sous-tend ma démarche.
Je crois profondément que Versailles a un potentiel extraordinaire qui doit être mieux mis en valeur. Je fais confiance aux Versaillais pour ne pas être dupes de ces manœuvres de campagne et pour choisir la voie d’un vrai changement, respectueux des personnes."
François de Mazières