L'affaire De La Faire

Publié le par versaillesforever

Pourquoi le revirement d'Olivier De La Faire a-til eu une telle résonance ?

En effet, c est sur ses positions que j'ai eu le plus de commentaires et de réactions sur le blog.

Peut-être d'abord parce qu'il y a tous les ingrédients d'un "drame personnel", d'une difficulté à choisir entre ses convictions et
un engagement auprès d 'un parti. 

Accusé par certains de revirement du à la déception de ne pas être sur la liste 2Vys, cet argument n'explique alors pas pourquoi O.De La Faire se serait rallié à un autre candidat, sans contrepartie ?

En fait la véritable raison n'est-elle pas affaire de convictions personnelles ? 
Cette conception de la politique, qui privilégie les convictions au détriment des avantages personnels, en interpelle plus d'un.

Et ce déchirement c'est aussi d'après nombre de réactions que je vois autour de moi, ce que vivent un nombre certain de militants UMP, pris en tenailles entre la position de leur parti, et leur
 attirance pour le projet, et la personnalité, de François De Mazières.

La prise de position d'Olivier de la Faire est emblématique de la difficulté de choix dans laquelle se trouve nombre de versaillais, à l'orée du premier tour...
Publicité

Publié dans Olivier De La Faire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
O
Extrêmement bien résumé, il s’agit de réelles convictions personnelles que j’ai souhaité exprimer et je me réjouis de voir que cela suscite un débat.<br /> <br /> Je me réjouis également de voir autant de gens m’encourager dans cette voie. Je crois sincèrement que la génération que nous sommes, a aujourd’hui envie d’aller plus loin dans ses actions sans pour autant, devoir se soumettre.<br /> <br /> Oui, nous voulons bien appartenir à un parti, défendre ses idées quitte à parfois faire des compromis pour faire avancer l’intérêt général, tout en restant dans la limite de l’acceptable. Notre génération davantage décomplexée, ne souhaite pas entrer dans un système pervers ou malversation et copinage ont fait la réussite des plus doués en la matière sans pour autant être compétent dans l’action.<br /> <br /> On disait que les gens ne s’intéressaient plus à la politique, mais nos politiques se sont ils posés une fois la question de savoir ce qu’ils faisaient pour y remédier. Sans rentrer non plus dans une généralité, car j’ai eu la chance de rencontrer d’excellents politiques, mais certains préfèrent juste agir pour préserver leur place et contribuer à faire marcher la machine à gagner les élections.<br /> <br /> C’est aujourd’hui ma vision de l’UMP, on oublie le projet, on racole un peu partout pour l’affichage, on essaye de déstabiliser l’adversaire par des coups bas (nostalgie du temps RPR) plutôt que sur des idées. Encore une fois ce n’est pas ma conception de la politique.<br /> <br /> Je regrette que l’UMP devienne une machine à casser les talents, sans aucune prétention de ma part. Mais pour avoir rencontré un certain nombre de jeunes quadras dans les Yvelines et ailleurs, avec de véritables motivations, de l’ambition et un dynamisme fort, ils sont tous aujourd’hui sous l’étiquette majorité présidentielle. Malheureusement leurs fortes convictions et leurs chances de réussites ne plaisaient pas aux proches influents des décideurs politiques, trop peur de les voir prendre leurs places avant eux.<br /> <br /> L’exemple de Neuilly en est la meilleure preuve, où l’on a voulu pour défendre l’appareil mettre un pantin du président alors que nous avions déjà à droite, un homme compétent pour Neuilly. <br /> <br /> Il faudra que l’UMP évolue. Et plutôt que d’aller chercher à piquer dans le camp des autres pour l’image et non pour les idées, il ferait mieux de commencer par fidéliser dans son camp. Tout comme dans l’entreprise, il est fini le temps où l’on fait sa vie dans un parti.<br /> <br /> <br /> Enfin, peut être nous faudrait il, nous aussi, un sondage à Versailles pour faire basculer l’étiquette !!!<br /> <br /> http://olivierdelafaire.over-blog.com/
Répondre
T
Je ne connais pas Monsieur de La Faire, mais 1) quelles que soient les raisons, reconnaître ses erreurs, c'est courageux et nécessite une bonne dose d'humilité 2)si son ralliement suscite une telle tempête dans la presse locale et la blogosphère, c'est peut-être aussi que certains - à raison ? - commencent à être inquiets 3)autre remarque : ces derniers n'ont-ils donc rien de mieux à se mettre sous la dent, rien de concret et sérieux à proposer ? 4) Chicaner ainsi une personne, n'est-ce pas un peu dérisoire face à la réalité de la vie, au quotidien que trop de gens vivent? Tout cela ressemble furieusement à de la "masturbation intellectuelle" de blanc-bec en mal d'idéal et de vrai projet... c'est vrai quoi, avec vos flêches et vos attaques... que tout cela est dé-ri-soi-re !
Répondre
C
J'ai assisté hier soir à la confrontation qui opposait Bertrand Devys, Henri de Lesquen et François de Mazières. Ce dernier s'est vu reprocher avec hargne de n'avoir pas démissionné d'un conseil municipal dont il n'approuvait pas toutes les décisions, décisions qu'il avait fini par laisser passer au nom de la solidarité d'une équipe au sein de laquelle ne régnait pas l'harmonie à ce qu'il semble.<br /> <br /> Il me semble que cela montre bien à quel point l'engagement politique, au sens noble du terme, n'a en fait pas grand chose à voir avec la démagogie politicienne. Les choix sont parfois délicats: doit-on, notamment, faire passer ses idées personnelles avant tout, en oubliant que ceux qui ont voté pour vous l'ont fait sur un programme d'ensemble et non sur des points de détail.Doit-on prendre le risque de créer une rupture, au risque d'en faire une crise grave au sein d'un groupe dont on fait partie et auquel on fait confiance? Où se situe le point de non retour? Et qui pourrait honnêtement de mettre à hurler "démission" sur l'incitation perverse d'un vieux cheval de retour dont le seul mérite aura finalement été de faire rire de ses outrances verbales. <br /> <br /> Cela ne devait pas êtrer respirable souvent dans ce conseil municipal...
Répondre